Pourquoi diable ai-je passé chez Apple ?

Pourquoi diable ai-je passé chez Apple ?

Mon smartphone sous Android s’est mis au vert (source: Pixabay)

Oui. Je sais. Cela peut paraître surprenant de la part d’un IT guy s’empressant de connaître tout sur son dernier « gadget », allant même jusqu’à lire son mode d’emploi (quand il y en a un) et à chercher comment le customiser au mieux. J’avoue, la décision n’a pas été très évidente à prendre. Passer d’un smartphone Android personnalisable à un iPhone l’étant nettement moins ne s’est pourtant pas si mal déroulé.

Qu’est-ce qui m’a donc poussé à faire cela ? Voici quelques éléments de réponse. Premièrement, mon smartphone datant de trois ans commençait à montrer ses premiers signes de faiblesse: batterie se déchargeant plus rapidement, parfois les notifications sonores ne se déclenchaient plus, d’autres fois il s’agissait du vibreur qui faisait des siennes. Bref, vous l’aurez compris, il était encore tout à fait possible de l’utiliser, mais les premiers signes me faisaient penser que je devrais envisager de le changer. Mais changer pour quoi ? Quel modèle était intéressant sur le marché ?

J’ai fait quelques recherches et suis tombés sur les meilleurs du moment: OnePlus 6T, Samsung Galaxy Note 9 et Huawei Mate 20 Pro. Oui mais voilà, je n’ai toujours pas compris comment un homme est supposé transporter un smartphone de 6,4 pouces de diagonale. Dans sa poche de pantalon ? De chemise ? Une sacoche à côté ? Parce que franchement, mes poches n’ont pas le bon format. D’autant plus que je ne souhaite pas sortir mon téléphone à chaque fois que je veux m’asseoir et éviter de le plier en quatre. Mon smartphone était plutôt grand lorsqu’il est sorti (5,6 pouces) et je n’envisageais pas de prendre plus grand. Du moins pas « beaucoup » plus grand. Et puis, je ne vais quand même pas craquer pour un iPhone le prix d’un bras pour ce simple motif, pas vrai ?

À dire vrai, le fait que les derniers iPhones soient légèrement plus compacts que les flagships sous Android a pesé dans la balance. J’ai commencé à réfléchir s’il s’agissait d’un bon choix pour moi et j’ai couché sur papier les avantages et inconvénients. C’est là que je me suis rappelé quelque chose de très important et que j’avais occulté depuis trop longtemps: quelle est la différence fondamentale entre les business models de Google et d’Apple ?

  • Google tire l’essentiel de ses revenus de la publicité: son business, c’est ça. Le reste n’est qu’accessoire et bénéficie au groupe car il apporte des données essentielles sur ses utilisateurs. Publicité ciblée = plus de revenus
  • Apple tire l’essentiel de ses revenus du matériel qu’il vend: son business, c’est le marketing de ses produits et la fidélisation de ses clients.

En se basant sur ces faits, on peut aisément en déduire que ceux qui auraient le plus a y perdre si les données de leurs clients étaient volés ou perdus… c’est Apple. Raison pour laquelle notamment l’entreprise prend des décisions qui vont dans le sens de la protection de leurs utilisateurs: environnements mieux intégrés, sécurité des périphériques et du système, contrôles systématiques des applications du store, et j’en passe. De son côté, Google ne fait que répéter que la sécurité des données de ses clients lui est très chère, mais je n’ai pas encore vu concrètement d’acte probant au niveau de la sécurité de la vie privée de leur part… c’est plutôt l’inverse ! En évoquant simplement les surcouches à Android réalisées par les différentes marques de smartphones, il me vient une myriade de possibilités pour que nos données soient détournées.

Soit, tout n’est pas blanc ni noir – car les deux camps ont de belles casseroles – mais pour le moment j’estime qu’Apple s’en sort mieux. Ils surfent également sur une vague d' »éco-responsabilité » en se mettant à recycler les anciens périphériques pour réaliser leur aluminium. Il était temps, me dit-on dans l’oreillette. C’est juste.

Bref, j’espère que mes quelques pensées sauront apporter de l’eau à votre moulin (que ce soit pro-Apple ou pro-Android) et que cela incitera quelques autres personnes à sauter (ou non) le pas. À noter que mise à part la perte de quelques messages – c’est l’occasion de rappeler que WhatsApp et consorts ne sont pas les as de l’export de données – je m’y retrouve parfaitement sur mon nouveau périphérique. Rien à redire jusqu’ici, c’est un style complètement différent et moins désagréable que je l’avais envisagé. J’y prend goût gentiment !

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